Lycee Pontarcher

Visite de la Maison de la Négritude et de la Chapelle de Ronchamp

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 Toutes les classes de seconde ont ou vont participer à une journée d’étude à Ronchamp pour visiter Notre-Dame du Haut et le musée de la Négritude à Champagney, les jeudis 5 mai (2MHR1 et 2MRC2) 12 mai (2MHR2 et 2MRC1) et 2 juin (2AGORA et 2ASSP),

8 élèves de 2MRC1 vous proposent le compte-rendu détaillé de cette journée qu’ils ont rédigé au CDI avec la documentaliste.

La Chapelle de Ronchamp

[Présentation écrite par Chloé J, Jade L., Lilouna H. et Chloé G.]

Nous avons eu l’occasion de se déplacer en bus jusqu’à la Chapelle de Ronchamp le 12 mai pour une sortie pédagogique afin d’enrichir notre culture générale en lien avec nos cours d’arts appliqués. Cette Chapelle est l’œuvre de l’architecte Le Corbusier et est classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Ce lieu spirituel construit après la seconde guerre mondiale et remarquable par sa modernité architecturale.

Sur place, nous avons fait deux groupes, le deuxième partant à Champagney pendant notre visite. Nous avions rendez-vous avec notre guide Eleana pour 10h vers la porterie. Après avoir observé une maquette de la colline et de ses différents bâtiments construits par 3 architectes (Piano, Prouvé, Le Corbusier), notre guide nous a raconté l’histoire de cette chapelle vers laquelle nous sommes montés. Nous nous sommes assis sur une pyramide pour observer l’hôtel extérieur. Eleana nous a expliqué les 5 principes architecturaux de Le Corbusier : construction sur pilotis et poteaux porteurs, formes courbes ou géométriques, taille humaine (modulor), usage du béton, travail artistique sur la lumière et les ouvertures.

Malheureusement, comme la façade est en restauration, nous n’avons pas pu voir les vitraux.

Après, nous avons enchaîné avec un atelier de pratique artistique : nous devions construire une maquette avec des matériaux de recyclage (carton, bouteilles en plastiques, rouleaux, capsules…) en respectant les principes architecturaux de Le Corbusier pendant un peu plus d’une heure. Cela pouvait être un bâtiment de type d’habitation individuel ou d’usage public et collectif. Certains d’entre nous ont construit un gymnase en forme de tortue (Lylou, Chloé, Clara, Coralie), une bibliothèque avec un sol transparent et un toit végétalisé (Maëva, Gwenaëlle, Clara), une place de marché suspendue sur une pyramide inversée (Mekky, Alex, Kathleen) …

L’atelier terminé, nous avons retrouvé nos camarades venus pique-niquer avec nous sur la colline auprès de l’abri du pèlerin où nous nous trouvions. Le soleil était heureusement de la partie !

Le Musée de la Négritude

[Présentation écrite par Gwenaëlle B. , Léane M. ,Sacha G. et Evy B. également autrice de certaines des photos]

Arrivés à Champagney, nous avons fait la rencontre de Serge, notre guide. Il nous a tout d’abord donné des consignes et nous sommes ensuite directement partis à l’église Saint-Laurent. Là nous nous sommes installés dans la fraîcheur pour étudier l’article 29 des cahiers de doléances des habitants de Champagney adressés au Roi Louis XVI le 19 mars 1789. Ces écrits, datant de la veille de la Révolution française, et dont nous avons pu voir un fac-similé, permettaient aux habitants de formuler des souhaits et plaintes. Bien que n’ayant jamais vu de noirs à Champagney, sauf dans la peinture située vers l’entrée de l’église représentant le roi mage Balthazar, ces habitants ont désiré faire savoir au roi qu’ils considéraient les « nègres » comme leurs égaux. La présence parmi eux d’un garde du corps du roi, Jacques Antoine Priqueler, a sans doute eu aussi un effet sur leur dénonciation de l’esclavage.

De retour au musée, nous avons visité la Maison de la Négritude. Nous avons découvert une cale de navire reconstituée montrant les terribles conditions de vie des esclaves au cours de la traversée les amenant d’Afrique en Amérique, dans le cadre du commerce triangulaire. 10% de ces esclaves mourraient pendant les 2 ou 3 mois de la traversée. Il y avait de l’autre côté de la cale, tout un tas de marchandises (sucre, cacao, coton, indigo) témoignant de ce trafic auquel participait pleinement l’Europe jusqu’à l’abolition de l’esclavage dans un premier temps en 1794 puis définitivement en 1848 par Victor Schœlcher.

Dans le musée, nous avons pu observer toutes sortes d’instruments d’entrave et de torture des esclaves.

Cette visite s’inscrivait dans notre programme d’Histoire de cette année. Nous avons également prolongé notre réflexion sur la question de l’esclavage moderne qui existe, et auquel nous participons parfois en achetant certains produits comme le chocolat (travail et exploitation des enfants) ou les smartphones. Encore aujourd’hui environ 60 millions d’adultes et 140 millions d’enfants sont exploités dans le monde (travail forcé).

Remerciements :

Merci à Madame BLANT-BONIOU, directrice de La Colline de Notre-Dame du Haut, pour son autorisation de publication exceptionnelle des prises de vue du site, dans le cadre exclusif de la documentation de notre sortie (captation et reproduction interdite).

Visites à Ronchamp et Champagney